Mano Libre, c’est une invitation au voyage au cœur des plaines qui unissent la Colombie et le Venezuela.
Louise Septet et Clément Barbot nous dévoilent leur univers, la tête en France et les pieds ancrés dans cet ailleurs aux grands espaces oubliés, le long du fleuve Orinoco. Au rythme du Joropo, leurs chansons racontent des instants de vie qui nous touchent par leur authenticité et dévoilent un regard sensible et poétique sur la nature.
Mano Libre c’est aussi la main qui se tend vers l’autre pour créer des ponts entre les cultures, la paume ouverte vers l’horizon des possibles, comme un cocon où l’on se laisse bercer.
Louise Septet commence à se produire sur scène avec Violeta Jarero au sein du duo Aramara , projet fusion entre le son jarocho du Mexique et le joropo , appris en Colombie puis auprès de Geber Fernández, harpiste vénézuélien installé à Toulouse.
En 2018, un nouveau voyage en Colombie avec Clément Barbot marque les débuts du duo Mano Libre.
Toujours accompagnée de sa harpe, Louise crée le spectacle musical « Paola – Petites histoires d’Amérique Latine» pour le très jeune public. Elle bénéficie de l’expérience et du regard bienveillant de plusieurs professionnels du spectacle vivant pour cette création qui a fait ses premières dates en 2023.
Clément Barbot démarre sa carrière comme tromboniste au sein d’Okploide, un groupe de punk rock qui va lui faire parcourir les scènes européennes. Il intègre ensuite diverses formations toulousaines, au trombone (Chouf, Toulouse Skanking Foundation), puis à la trompette (Cumbia al Pobre).
Dans Mano Libre, pour accompagner l’intensité de la harpe, Clément Barbot a délaissé le confort de son instrument favori pour lui préférer l’élégance et la puissance de la contrebasse.
Et pour que le groupe capte l’essence du Joropo, il a commencé l’apprentissage du cuatro lors de leur premier voyage en Colombie, aux côtés du maestro David Unda à Villavicencio.
D’immenses plaines s’étendent à perte de vue, à cheval entre la Colombie et le Venezuela, le long du fleuve Orénoque qui relie les hauts plateaux de l’Amazonie à l’Océan Atlantique. Elles accueillent, entre autres, les llaneros, paysans qui vivent de l’élevage et de l’agriculture et dont le quotidien est baigné par le joropo.
C’est autour de cette musique métisse, entre cultures locales, africaines et européennes, que le duo Mano Libre est né.La musique des plaines s’est développée sous l’influence de la musique baroque à partir du XVIe siècle, lors de la colonisation des terres américaines par les européens.
Au XVIIIe siècle, les jésuites enseignaient leur doctrine chrétienne à travers les chants, la musique et la danse. Ils enseignaient le solfège et plusieurs instruments de l’époque, dont la harpe. Plusieurs musiciens commencèrent à développer leur propre répertoire, alors considéré profane par l’Église qui déclara son interdiction. Le joropo était né.
Les premières harpes colombiennes et vénézuéliennes ont été fabriquées à l’époque coloniale, vers le XVIIe siècle, avec des bois beaucoup plus légers qu’en France. À l’époque, l’instrument est diatonique.
Il y a environ 10 ans, la Camac, une entreprise française de harpe située près de Nantes et à renommée internationale, fait un partenariat avec un harpiste colombien très talentueux, Edmar Castañeda, et fabrique une harpe llanera semi-chromatique.
Les deux harpistes de música llanera les plus connus, le colombien Edmar Castañeda et le vénézuélien Eduardo Betancourt, jouent aujourd’hui sur des harpes de la Camac.Maracas, Arpa llanera y Cuatro
Localisation :
11 petite rue Saint Michel 81600 Gaillac